Acheter chez Amazone

Prologue

Raison sans conscience : Vérité et Vertu

« L’art c’est la plus sublime mission de l’homme, puisque c’est l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre ». Léonard da Vinci.

Par manque d’imagination, la pensée s’est gâtée dans une idée platonique travestie dans deux courants extrêmes :

– une Idéologie matérialiste rationaliste (Le Vrai): L’action objective d’un positivisme réaliste suivie par un Occident qui cherche à comprendre seulement « comment » le réel agit.

– un Idéalisme moraliste religieux (le Bien) : la pensée subjective d’un mysticisme imaginaire suivi par un Orient qui cherche à comprendre seulement « pourquoi » le réel agit.

L’intello s’est perverti dans l’Idéologie et le religieux dans l’Idéal. Les deux rivaux nous sombrent dans des êtres terrifiants. Maintenant, ils s’allient aux ordres de l’État pour divertir le peuple. L’intello parle de Dieu avec le verbe de Socrate, de Descartes et de Voltaire et le prêtre parle de Nation avec les versets de Moise, de Jésus et de Mohammed.

L’Idéalisme a produit la terreur des religieux et l’idéologie a produit le totalitarisme. Le moralisme catéchisé méprise le corps qu’il juge pervers et le matérialiste laïcisé refuse le transcendant qu’il juge obscurantiste. L’idéaliste infini se suicide pour retrouver son paradis céleste et le matérialisme vide tue pour posséder la puissance terrestre. Les deux survivent de leur violence réactive. Nous sommes à la lisière du chaos avec deux choix : mutation ou extinction.

L’Être tue pour une idée qu’il croie être la Vérité et la Vertu. Son amnésie lui fait refaire les mêmes génocides. Après avoir tué Dieu, la raison abhorre le vide, alors elle veut devenir la nouvelle divinité en emplissant le vide par l’infinie.

Le rêve de remplacer dieu par la raison était une idée utopique vite récupérée par l’État qui va ainsi se débarrasser d’un autre centre du pouvoir qui était son pire ennemi.

L’idée du Bien et du Vrai ressemble à celle d’un voyageur assoiffé dans un désert qui fait des hallucinations. Dans le désert, il n’y’ a que des restes de crânes calcinés de voyageurs comme lui à la recherche d’eau bénite ou de trésors perdus. Leurs pas ont été effacés par le vent de sable. Ils n’ont jamais existé que dans le délire de ces os calcinés ! Dans leur délire de trésors cachés, les voyageurs se sont entretués entre eux pour jouir seuls de ce trésor céleste jamais retrouvé.

Toute « idée » peut devenir une idéologie pour laquelle on tue et on se tue. Il est nécessaire de décrier toutes formes de violence de l’état, mais aussi toutes récupérations idéologiques et idéalistes. Si les idées existent, c’est parce que nous avons peur du vide, du mystère et de la mort. Nous avons cette peur, car le pouvoir a bien installé en nous-autres cette peur depuis des millénaires. Il a besoin de cette peur pour installer l’inconscience afin que nous puissions tuer en toute inconscience !

L’inconscience commence par les idées de raison et de liberté. La raison est devenue la raison d’état et ensuite la raison du plus fort. Elle est en contradiction avec la conscience de l’humanité.  La liberté individuelle, « faire ce que l’on veut » est aussi en contradiction avec  la conscience. On ne peut tout faire selon nos désirs et nos peurs. On est liée aux lois de la nature cosmique; on ne peut voler en l’air ou tuer. Je suis responsable humainement et non juridiquement de mes actes.

La raison est aussi une croyance incomplète, car elle sur des à-priori axiomatiques. Il n’existe que des croyances.

La raison de Socrate à Spinoza et Kant a ses lacunes. Elle dépend des mythes, des croyances, des cultures, des connaissances et du contexte, alors que la conscience est éternelle depuis la création du cosmos et de la nature terrestre.

Une idée raisonnable n’est pas une réalité naturelle, mais une sublime manipulation pour laquelle on vie, on tue et on meurt. La tragédie humaine est qu’il n’existe pas encore un projet pour contrer la raison moderne étatique. Un projet fondé sur une conscience plus qu’une connaissance. Nous devons ajuster notre raison à notre conscience et non pas le contraire.

Conscience Cosmique : Vision Esthétique

« La beauté sauvera le monde. », Dostoïevski

La fin des religions et des idéologies nous renvoie à un vide effrayant, mais aussi une responsabilité à remplir notre vide et éviter le retour des monstres du passé.

L’histoire des idées (Vrai et le Bien) est un délire platonique. Il temps de penser à une mutation cognitive qui se fonde sur une Vision impensée qui nous sort de notre pensée de soi et de la terre pour aller vers notre origine et notre destin : l’univers. Les mythes, les religions, les idées, les raisons et les modernités sont restées dans la caverne obscurantiste sans lumière pour  imaginer toute la majesté de la conscience de soi qui commence par l’Art qui unit notre conscience interne à celle de la nature et du cosmos.

Nous devons revoir notre mode de penser la résistance pour revoir les raisons de notre échec historique. On doit relire l’histoire et ses évidences afin de réexaminer les faits et les suppositions et surtout de trouver d’autres moyens de résister la source de notre tragédie : notre inconscience !

Cet essai retrace l’histoire de notre espèce humaine à travers l’histoire de ses idées cultivées dans la ferme à vache de l’état. Un Humain qui se retrouve à la lisière du chaos dans un « désenchantement » entre le passé et le futur, l’esprit et le corps, le spirituel et l’existentiel.

Il s’agit de reconnaitre la vraie raison de notre tragédie existentielle qui n’est ni dans le vide et ni dans l’infini, mais dans la soumission à un état qui est incapable de représenter l’humain et l’humanité.

Il faut imaginer un futur à la connaissance et donc à la conscience et à la survie de l’espèce humaine en dehors de toute autorité qui le déshumanise. La vision esthétique est une régénération créative avec un nouveau Projet Tiers qui n’est ni dans l’Être et ni dans l’Autre, ni dans le Sujet ni dans l’Objet, ni dans l’Esprit ni dans le Corps, mais dans le champ de grandeur qui les relie à toutes les échelles du quantique au cosmique ; La vision esthétique qui part de l’intérieur de nous pour rejoindre la conscience cosmique !

Descartes disait que la raison est la chose la plus partagé dans le monde. Non ! La raison est cultivé localement et elle divise l’humanité dans celui qui est vrai et celui qui a tord ainsi que celui qui est divin et celui qui est diable. C’est le Beau dans la littérature, la poésie, la peinture, la musique … qui est le plus partagé dans le monde.

La vision esthétique débouche sur une conscience esthétique. L’enfant nait avec une conscience esthétique qui s’exprime dans son enchantement de la nature et du cosmos. Il commence à peindre avant de commence à peindre et à chanter, avant de savoir parler. Il devient raisonnable par la culture du Vrai et du Bien enseignée et cultivée dans les institutions de l’État. La Raison est dangereuse, car elle est devenue La raison d’État par laquelle elle nous soumet. La raison d’État a tué a tué dieu pour prendre sa place.

Le Chaomain n’est pas une autre idée de réforme ou de destruction de l’État, mais une impensée de déconstruction des institutions de l’État en proposant d’autres formes d’organisations autonomes sans besoin de l’État qui se retrouve sans ses supports de pouvoir. Il va ainsi s’évanouir comme un fantôme sans besoin de violence. On libère ainsi le dominé comme le dominateur de leur jeu bestial de prédateur-proie contre leur propre conscience humaine.

Le Chaomain a l’audace non pas de remettre en cause l’Autre (ce qui se fait impudemment, lâchement et lucrativement un peu partout) mais de remettre en cause notre propre Être ; Identité cultivée par les groupes- prédateurs. Le projet chaomanique prêche la réconciliation pour éviter le combat final ; le combat fatal !

Le Projet Tiers créatif de reconstruction fondé sur la complexité chaotique systémique (interdisciplinarité, interaction et interdépendance avec l’autre).

La reconstruction de notre conscience ne se fait pas par la refondation d’une nouvelle cathédrale déconstruite puis reconstruite sous un nouvel logo (modernité comme continuation des mythes, religions, idéologies, idéalismes…). La reconstruction se fait sue une nouvelle fondation ; la conscience esthétique.

Vision Esthétique : Au-delà de la Vérité et de la Vertu

« il faut assimiler le monde que nous voyons au séjour dans la prison, la lumière du feu qui éclaire la caverne a l’action du soleil. Quant à la montée dans le haut et la contemplation de ce qui s’y trouve, considère qu’il s’agit de la montée de l’âme vers le Bien de l’esprit »., Platon

Égaré dans des cavernes en soi, les yeux, les raisons et les cœurs sont troublés par l’ombre de la réalité qui déforme tout. En fermant les yeux, il n’y avait aussi rien du tout.

La caverne de Platon, éclairé par une fente infirme, nous sombre dans un monde invisible, indéfini et imprévisible. L’idée platonique possède l’Être platonique ; Un instinct de désir divin institué dans une idée qui cultive le Vrai/Bien Divin contre le Faux/Mal Diabolique. L’Intelligence Cartésienne instruira ensuite la Vérité Vertueuse contre la Barbarie Obscurantiste !

L’idée de Platon était à l’origine une imagination impensée ingénieuse. Elle s’est pervertie dans une idée tragique. L’Impensée du Chaomain est arrivée à sortir de sa pensée. Elle nous fait partager sa lumière ombrageuse ; Une vision tierce (regard, sens, et valeur) de l’humain, de sa place et de son rôle dans l’univers. La vision anthropocentrique doit laisser place à une vision cosmique.

Le Chaomain se veut être un lieu ou se projettent le rêve, le sens, le don, la confiance, le changement, l’action, la perfection, la romance, l’enthousiasme, l’énergie, la vie … des territoires infinis et qui peuvent enfin rassembler nos impensées immortelles, nos imaginaires immatérielles et nos ingéniosités immanentes….

Un projet pour une vision esthétique universelle est proposé dans cet essai afin de nous sortir de notre caverne platonique pour retrouver la conscience cosmique de l’univers qui relie l’Humain, l’Humanité et la Nature cosmique !

Notre objet est de :

– comprendre et déconstruire la Raison philosophique  fondée sur la Vérité et la Vertu platonique

– proposer un projet de reconstruction de notre conscience fondée sur une vision esthétique au-delà de la Raison.

Ce livre est divisé en trois parties :

  1. Vérité Existentielle: Idéologies Matérialistes

L’État a détruit l’humanité en détruisant la pensée humaine avec des idées tragiques sur la vérité qu’il cultive. Ces idées sont issues de la Grèce antique (Platon, Socrate, Aristote) et renouvelées par l’idéalisme (Kant, Schopenhauer, Nietzche) et l’idéologie allemande (Marx et Engel).

Ces idées ont été ensuite perverties par des institutions intellectuelles par les nouveaux intellectuels (Camus) au service des institutions politiques et sociales.

  1. Vertus Éternelles : Idéalismes Moralistes

L’Être tragique pense que l’existence doit avoir un sens intelligible par des croyances sur un créateur divin. Il ne pouvait tolérer l’idée d’une existence fortuite, insensée et sans raison qui ne lui donne pas la clémence divine, la grâce et l’immortalité.

Après la mort de Dieu, l’État a usurpé la grâce infinie avec les Lumières ténébreuses : Un humanisme universel (Levinas) perverti dans le Mal qui tue au nom du Bien.

III. Vision Esthétique: Au-delà de la Raison

La troisième partie présente un projet de résistance à notre aliénation et soumission à l’autorité de l’état afin de récupérer notre humanité. Ce projet se fera par une vision esthétique de convergence qui relie le vrai, le bien et le beau. Le vrai et le bien ne sont que dans la beauté universelle.

La vision esthétique chez l’humain lui donne une conscience globale de la créativité de la création, de la Nature et de l’Univers. La convergence de la philosophie et de l’Art sera étendue aux sciences exactes, sociales et humaines.

 

Commentaires Facebook

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici