"Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire", Ernesto Che Guevara
L’histoire nous montrent la faillite des totalitarismes, mais aussi des résistances ; ces révolutions désespérées de ramener plus d’humanisme. Les révolutions françaises ou marxistes, celles de pays de l’Est après la chute du mur de Berlin, ou celles du printemps arabe ont toutes échoué. L’échec est celui des idées révolutionnaires qui voulaient unir l’humanité dans l’humanisme.
« Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme et un appel vibrant à l'unité des peuples contre le grand ennemi du genre humain : les Etats-Unis. », Ernesto Che Guevara
Le « Che » est né le 14 juin 1928 à Rosario en Argentine.
Le Thé partit prêcher « sa justice humaine » dans tous les continents. Du 24 avril au 21 novembre 1965, le Ché s’engagea sur les rives du lac Tanganyika au Congo avec plus de 120 Cubains aux côtés des rebelles contre le régime de Moise Tshombe. Il est déçu par les avis superstitieux des combattants africains. Il va rencontrer un fameux rebelle : Kabila, ce futur dictateur du Congo dont la laideur n’a bien sûr rien à voir avec la beauté du Chef !
Le Ché est dégoûté par Kabila qui ne pense qu’aux boissons et aux femmes. Le Ché est fait pour la noblesse et Kabila pour la bestialité. Le Che sentit que ce n’était pas son milieu et que Kabila n’est pas fréquentable. Il comprit le danger de l’exportation de la révolution en terre africaine aux mentalités primaires. De toutes les façons, la rébellion tourne à la débâcle. Le Ché apprend aussi que sa mère est morte. Il revint en Amérique du Sud, mais la contre-insurrection des USA a déjà semé ses graines profondes.
Le Che fut trahi par le Parti communiste bolivien (PCB) et par le peuple qui ont refusé de rejoindre la résistance. Le parti suivait la ligne de Moscou. Monje, le chef de Parti du PCB ordonne aux militants de ne pas rejoindre les rangs de la guérilla.
Le Tch fut trahi par les Russes lorsque dans une conférence à Alger, il avait affirmé que l’URSS est aussi un empire impérialiste. Il fut aussi délaissé par Castro qui a suivi les Russes. Le Tche avait raison sur les Russes qui ont trahit tout le monde : les Cubains, les Égyptiens, les Syriens, les Iraniens …
En avril 1967, Ciro Bustos, fidèle lieutenant de Che Guevara, est arrêté en même temps que l’écrivain et français Régis Debray. Ils sont condamnés à trente ans de réclusion avant d’être amnistié en 1970. Le Tché fut assassiné le 9 octobre 1967 dans le village de La Higuera, en Bolivie. Le tireur qui l’a abattu est Mario Terán, un sous-officier de l’armée bolivienne. La capture et l’exécution ont été menés par l’armée bolivienne avec le soutien et la supervision de la CIA. Dans sa mort, il ressemblait à un Christ ou à une Rock Star. C’était un combattant idéaliste. Il était beau, utopiste et humaniste. Il était le héros et l’espoir perdu.
Le Che est une vie d’héroïsme, de charités et de sacrifices, mais aussi de naïvetés, d’égarements et d’illusions. Le mal qu’il voyait dans l’impérialisme n’est dû qu’à sa mauvaise compréhension du capitalisme aussi bien que du communisme.
Le Che était nourri à l’intégrisme idéologique qui voulait que ses pensées soient matérialisées par la violence. Le Ché disait que la violence n’est pas le monopole des exploiteurs. C’est ce qui l’a fait tuer. La violence ne peut battre la violence, mais la nourrir seulement. Gandhi refusait de répondre « œil pour œil » à ses ennemis pour ne pas rendre toute l’humanité aveugle !
Quel destin tragique que celui de ce fils de l’aristocratie foncière libertaire et du tango immortel de l’Argentine qui partit à la recherche d’un idéal de justice afin de le changer. La résistance ne détruire le pouvoir par la violence, mais par sa connaissance.
Le même destin que celui d’Amílcar Cabral homme politique marxiste-léniniste et panafricain de Guinée-Bissau et des Îles du Cap-Vert. Il est le fondateur du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert. Il est assassiné le 20 janvier 1973 à Conakry par des membres de la branche militaire du parti (lié à la police politique portugaise), quelques mois seulement avant l’indépendance de la Guinée-Bissau. Les assassinats sont nombreux : Patrice Lumumba, dissous dans la soude par des séparatistes du Katanga épaulés par les Belges, Ruben Um Nyobè, abattu d’une balle dans le dos par les Français, Félix Moumié, empoisonné au thallium à Genève, en Suisse…