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La Conscience Cosmique

Le Dernier salut de l'Humanité

by admin
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La Puissance est le champ fondamental des relations sociales. Dans ‘Les Fondations de la Puissance’, on a vu les six modes de Puissance (Civilisation, Modernité, Connaissance, Psyché, Totalitarisme et Résistance) que l’on a déconstruit. Dans cette essai on va faire la construction de la Conscience Cosmique comme une Grandeur qui va au-delà de la Puissance !

Nous avons choisi le problème difficile de la conscience en sachant sa complexité qui n’a jamais été dénouée et qui peut être ne sera jamais dénoué. Notre choix est fondé sur la conviction que la Conscience est le dernier salut de l’humanité à résoudre après la défaite de l’Intelligence humaine à éviter l’apocalypse qui nous attend soit par la Puissance des Empires soit par l’Intelligence de la Machine qui pourrait gagner cette course vers la conscience.

La conscience se fait dans un voyage en trois étapes :

– la crise de l’Humanité : celle de la connaissance et de la société.

– la crise de l’Histoire : la Petite histoire centrée sur la Puissance des États et la Grande histoire centrée sur la science cosmologique.

– La Conscience cosmique : Elle est présentée comme étant la Plus Grande Histoire de l’Humanité et aussi son dernier salut de survie face à la Puissance afin de rejoindre notre finalité : l’Humanité, la Nature et le Cosmos.

Humanité : Puissance, Connaissance et Conscience

La nature de l’humain est de refuser toute autorité qui nous soumet du corps comme du corps : que ce soit le divin, la nature, la culture, la raison, la violence … Pourtant, toute l’histoire humaine est celle de la soumission à l’autorité des États successives qui nous ont gouvernés.

L’autorité de l’État s’exerce par la raison d’État qui est un mensonge que le peuple accepte pour survivre. Il donne l’impression de changement par le changement de ses figures. Personne ne peut le remettre en cause sinon un fou. L’État est sûr que sa Puissance le protège et le conserve. L’État a juste une fonction : Conserver et accroitre son Pouvoir grâce è ses trois mécanismes de Puissance :

– Violence (totalitarisme): Le pouvoir a commencé son histoire avec la violence. L’État ne survit que par la gestion de la violence qu’il cultive lui-même. Il est pervers, car il qualifie sa violence comme une raison d’État légitime au nom du peuple pour sauver le peuple de lui-même. Il se donne le monopole et la légitimité de sa violence : il a le devoir plus que le droit de contrôler, commander et punir toute opposition ou résistance. L’État avec son complexe militaro-industriel va produire toujours des violences plus virulentes : guerres civiles, économiques, cybernétiques … Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley va produire le pire des mondes !

– Richesse (économique) : La Richesse introduite surtout par la révolution industrielle a surpassé la violence comme puissance. Toutes les richesses naturelles et humaines sont la propriété de l’État qui a le privilège de la collecte des impôts qui lui assure la puissance qu’il va redistribuer à ses élites, sa bureaucratie et son armée pour se renforcer. Il peut acheter toutes les élites ainsi que les oppositions. Il a le pouvoir et le contre-pouvoir!

– Connaissance (scientifique) : La connaissance a commencé avec les Mythes, les croyances et les idées et les raisons. Elle a atterrit depuis la modernité dans la science-technologique. Le pouvoir a la mainmise sur la connaissance avec l’information, la culture, l’éducation, la psychologie, la cybernétique et l’IA.

Violence, Richesse et Connaissance se nourrissent l’un de l’autre. La violence permet de conquérir la richesse par la guerre et la richesse permet en retour de renformer la puissance. La puissance de la connaissance donne la richesse et donc de la Puissance qui sera utilisée dans la violence.

Grâce à la puissance de la connaissance, le Puissance du Pouvoir règne partout: technologie, industrie, finances, santé, gouvernance, mondialisation …

Le pouvoir a toujours deux défis perpétuels à relever:

défis internes : il doit gérer des institutions de pouvoir à toutes les échelles de la société avec des lois, des policiers et des prisons pour les faire valoir. Les institutions de justice deviennent des outils d’injustice par la force des choses : les lois ne sont pas naturelles, mais obéissent à des lobbys qui vont produire des fractures sociales qui s’approfondissent avec le temps. L’Ordre produit du désordre qui a besoin de l’ordre pour éviter le chaos. Ordre, désordre et chaos sont l’essence de tout pouvoir. Il est impossible de garder le pouvoir par la violence qui produit des cycles de révoltes, d’insurrections et de révolutions qui vont non pas détruire le pouvoir, mais le reproduire dans des cycles de violence perpétuelle qui nous emmènent à la catastrophe globale.

défis externes : Pour prospérer indéfiniment, le pouvoir doit étendre sa puissance en dehors de son territoire en exportant aussi ses problèmes internes à l’extérieur en créant des haines, des ennemis et donc des guerres. La tragédie est que ce ne sont pas les États qui font les guerres, mais les peuples pour le compte de leurs États. Le peuple est une ferme à vache dont le destin est l’abattoir.

La crise du pouvoir est celle de la connaissance qui est la puissance, mais qui n’a pu répondre aux défis suivants :

– le Mystère : créer des mystères pour que les gens ordinaires ne peuvent plus comprendre. Quand on ne comprend plus, on croie.

– la compréhension : enseigner une connaissance dans la formation hyper-discipline sans comprendre ni la Partie dans le Tout ni le Tout dans la Partie.

– la complexification ; complexifier le simple pour rendre à maitriser avec une terminologie savante qui fait peur ; Acatalepsie, Cogitatio, Ontologie, Quiddité …

La Connaissance s’intéresse à maitriser la nature des choses pour le compte de la Puissance. Pour nous libérer de la Puissance, il faut libérer la connaissance de son lien et soumission à la Puissance. Il faut donner une Conscience et on pas une éthique à la Connaissance !

 

Histoire : De la Petite Histoire (PH) à la Grande Histoire (GH)

Notre Petite Histoire (PH) est cultivée par l’État-Nation pour mettre notre génie local dans une fondation de nationalisme, de résistance, de conquêtes, de civilisation et d’Empire.

La PH n’est pas une histoire de civilisation, mais de Puissance qui marche avec deux béquilles : civilisation et barbarie.

La Puissance a deux faces qui co-existent entre eux :

– La civilisation qu a ramené l’art, l’humanisme, la modernité, la connaissance et la richesse économique

– la Barbarie qu a ramené la violence, la guerre, le génocide

La barbarie est indispensable à la Civilisation pour créer, conserver et prospérer. Elle pousse à des guerres infinies au service du Capital et de l’industrie-militaire.

Les outils de puissance du pouvoir ont évolué de la violence barbare vers la richesse capitaliste et finalement vers la connaissance qui donne le consentement.

Il y’a un fossé entre ce que nous sommes, ce que nous sommes devenus et ce que nous devons être. L’humanité est la seule espèce vivante qui a comme prédateur sa propre espèce. On peut changer une culture, mais on ne peut changer une nature !

Connaissez votre ennemi : Le Capital et son outil l’État. Peu comprennent sa nature, sa structure, ses institutions, son fonctionnement, et plus important encore, comment non pas la vaincre, mais le déconstruire et reconstruire sur ses ruines.

Il y’a deux piliers de l’État pour nous soumettre :

– Notre identification cultivée à une Civilisation fondée sur un État-National historique qui a soif de plus de puissance

– Notre dépendance économique à un Capital qui vie de notre travail, sueur, dettes, taxes.

Le capitalisme utilise la culture pour affirmer sa puissance dans la civilisation moderne, mais il suscite des résistances. Il est incapable de gérer le désordre qu’il crée ; les inégalités et la dégradation de la nature et du climat. Cette tension entre expansion et résistance façonne l’évolution.

La violence civilisée et la richesse capitaliste se sont faites grâce à une CONNAISSANCE sans conscience qui nous a sombré dans une machine bestiale. Nos enfants sont les récipients de neurones à cultiver dans l’abrutissement avec une petite histoire nationale qui étend sa légitimité territoriale à une Civilisation capitaliste mondialiste.

La civilisation a cherché à se fonder sur la Culture de la vérité vertueuse, mais cette vertu s’est transformée dans une idéologie-idéaliste. La Vertu est une invention de la Culture qui se donne les caractéristiques de la raison, de l’humanisme et même de l’écologie maintenant. Elle a montré toute ses défaillances dans ses doubles standards; Humaine dans ses frontières et bestiale en dehors. On refuse que les animaux soient maltraités chez nous, mais on n’a aucune conscience devant les génocides que nos états font durant toute leur histoire contre les étrangers qu’on qualifie de barbares ou d’animaux afin de les exterminer en toute bonne conscience. Notre seul souci est le prix du gallon d’essence à la pompe, celui de l‘épicerie et celui des hypothèques et des taxes.

La faillite morale de l’État est celle des élites qui gouvernent l’État. Avant, les élites au pouvoir cachaient leurs vices avec grandes précautions et proclamait leurs valeurs humaines dans un spectacle indécent de valeurs familiales et de bonnes œuvres caritatives, maintenant ils ne cachent plus leurs corruptions et leurs perversités dans des scandales sexuelles.  Nous avons besoin non pas d’éthiques volatiles selon le contexte, mais d’une conscience qui ne soit surtout pas fondé sur les mêmes fondations et matériaux philosophiques, religieux ou ésotériques.

La PH clôture notre destin dans des terroirs dans un nouvel Empire sous tutelle de la puissance capitaliste. Le États ont sombré dans un Marché mondial et des identités tragiques : ethnies, communautés, croyances, idéologies…

Avec la mondialisation, les élites du pouvoir mondial nous inventent une nouvelle histoire plus grade et passionnante qui nous passer de la (PH) vers la Grande Histoire (GH). Celle de la vie pour aller à l’Histoire du cosmos pour comprendre notre place dans le monde. C’est du Big-bang qu’est né la première particule, la lumière, l’espace-temps, les galaxies, les étoiles, les planètes, la terre, la vie et l’humain. La GH est un essai de construction d’une identité globale à l’ère de la globalisation en déplaçant le sujet vers l’objet : un cosmos sans état d’âme.

La plus Grande histoire (PGH) que nous proposons est l’introduction de la conscience dans la GH. La conscience est un champ cosmique qui gouverne l’univers : la matière, la vie et de l’humain. Cette conscience cosmique est plus grande que la puissance de la violence, de la richesse et de la connaissance. Elle donne une finalité cosmique à l’humain, l’humanité et la nature !

 

Conscience Cosmique : La Plus Grande Histoire (PGH)

« Un jour, espérons-le, le globe sera civilisé. Tous les points de la demeure humaine seront éclairés, et alors sera accompli le magnifique rêve de l’intelligence : avoir pour patrie le Monde et pour nation l’Humanité. », Victor Hugo, Les Burgraves

Pour comprendre la PGH de l’univers, on doit dépasser notre horizon au-delà des limites du possible en s’aventurant au-delà de la pensée, dans l’impensée. La PGH rajoute à la GH le fondement qui lui manque ; la conscience.

La civilisation occidentale s’est fondée sur la Puissance pour mettre fin à l’histoire, mais elle se heurte à la PGH :  celle de la Grandeur de la conscience qui peut s’affirmer devant la Puissance afin de donner une autre finalité à l’humain que celle de la prédation. Nous avons besoin de la grandeur de la conscience cosmique devant le totalitarisme de la Puissance de l’Occident : Modernisme, capitalisation et machination et qui ont produit notre déshumanisation, crétinisation, défragmentation et bestialisation avec la physicalisation de notre connaissance.

Pour survivre, nous avons un seul choix : sortir de la PH et de la GH vers la PGH qui inclut la conscience cosmique comme un champ de grandeur qui fonde toutes les forces de la réalité du quantique au cosmique.

La conscience nous donne la Grandeur pour contrer la Puissance de l’État qui nous divise dans des particules élémentaires. Nous devons sortir de notre petite histoire de la Nation vers la Plus Grande Histoire : le Cosmos !

La Conscience n’est pas une pensée de révolte contre la Puissance, l’Ordre des Choses ou l’ennui qui nous embête. Elle n’est ni réaction ni révolution ni révolte. Être conscient de notre inconscience est le premier pas vers la recherche de notre finalité.

La Conscience Cosmique intègre l’humain dans son humanité, sa nature et son univers. Elle nous donne un sens, un destin et une finalité de Grandeur et non pas de Puissance.

La Puissance a le pouvoir de forger notre histoire et donc notre existence. Elle refuse de voir notre essence et finalité. La puissance, maintenant aux mains de la connaissance, a perverti les pensées scientifiques pour produire une nouvelle histoire artificielle avec un esprit matérialiste qui a la volonté de produire une Intelligence, une conscience et une vie artificielle.

Notre esprit n’est pas dans notre cerveau et ma conscience n’est pas aussi dans mon cerveau qui est juste un système d’information sur le monde extérieur qui est ensuite analysé par notre intelligence et ensuite évalué par notre conscience dans des valeurs qui viennent de notre nature profonde qui nous échappe.

Si notre cerveau évolue dans l’espace-temps, la matière et l’énergie, la conscience est en dehors de notre univers. Elle est la matière fondamentale de notre univers où tout apparait et existe. Nous ne sommes pas notre cerveau qui nous fait apparaitre notre existence et celle de l’univers. Dans ce cas, la mort de notre cerveau et donc de notre personne ne veut pas dire la mort de la Conscience.

La Conscience n’a jamais émergé de la complexité. La conscience reste le plus grand mystère et problème de la connaissance non pas que nous n’avons encore pas assez de connaissance sur notre cerveau, mais à cause de notre approche : la conscience ne peut être localisée, produite ou expliquée en termes physique ou en termes d’activités neurologiques.

La Puissance ne peut constituer un ordre capable de survivre à la complexité chaotique de l’entropie. Nous avons besoin de la Grandeur d’une Conscience pour nous faire sortir de notre petite histoire nationale vers la plus grande histoire ; celle du cosmos qui est plus Grand et non pas plus Puissant.

L’Étude de la Conscience est une étude métaphysique qui entraîne des répercussions sur l’éthique, la politique, la société. Malgré la complexité et la multitude des théories de la conscience qui nous submergent, nous devons les étudier et les enrichir avec notre propre apport en tant qu’humain.

 

 

 

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