Exister ou Vivre ?
Qu’est-ce que vivre et qu’est-ce qu’exister ?
La vie, c’est aimer et être aimé
Et l’existence, c’est faire la guerre pour gagner
Qu’est-ce que la victoire et qu’est-ce que la défaite ?
Des illusions, car elles changent tout le temps de face …
De l’espoir qui devient un désespoir
Qu’est-ce ce qui vaille et qu’est-ce qui ne vaille pas ?
Qu’est-ce que le bonheur ?
Aimé, être aimé ?
L’argent, la gloire, la volupté ?
Avoir un travail., une entreprise, une famille … ?
Tout ce qui est rouge est noir
Il vous fissionne dans la fusion
Il vous désintègre dans l’intégration
Aux normes. traditions, contradictions, …
Qu’est-ce qui demeure
Quand les saisons changent de nom
Et que les visages se dissipent
Comme des villes dans le brouillard ?
Qu’est-ce qui vaut vraiment
Dans ce marché d’ombres
Où l’on échange des années de vie
Contre quelques instants d’oubli ?
Le bonheur est-il une maison calme
Ou seulement une halte fragile
Entre deux inquiétudes
Que le cœur n’avoue pas ?
Aimer, être aimé…
Est-ce une lumière véritable
Ou une blessure douce
Que l’on accepte de porter ?
L’argent construit des murs
Mais rarement des horizons.
La gloire traverse les foules
Comme un vent qui oublie les noms.
La volupté consume la nuit
Et laisse au matin
Des silences plus vastes
Que le désir lui-même.
Un travail, une entreprise, une famille…
Peut-être des racines contre le vide,
Peut-être des refuges provisoires
Face à l’immensité du temps.
Et pourtant, malgré tout,
L’homme continue d’avancer
Avec ses questions sans réponses
Et ses rêves plus grands que lui.
Car peut-être que le sens
N’est ni dans la victoire ni dans la défaite,
Mais dans cette lutte intérieure
Contre le néant qui nous regarde.
Qu’est-ce qui fait que l’humain se lève tous les jours depuis sa naissance
Pour courir derrière une éducation
Qui lui permet de survivre
Acheter un trou pour s’endormir
Payer la survie pour sa famille
Et puis partir un jour …
Tomber malade, souffrir de
L’esprit plus que du corps
Devenir une poussière
Et rebelotte …
Nous ne sommes que des pas dans le désert
Qu’un vent de sable a effacé
On n’a jamais existé
si on n’a pas vécu
Un seul instant d’amour dans l’éternité
Un instant éternel !
On ne vit que dans la mémoire de ceux qui nous ont aimé
Qui ne sont plus
Et qui vous manque
Comme si l’univers n’existe pas sans eux …
Plus aucun plaisir, saveur ou couleur …
Alors devant ce lourd cerveau qui pense
On le met off
Et on écoute les ondes de cette galaxie lointaine
Vous emmenez le plus loin
De la terre des zombies …